Bonjour Camille, pourriez-vous vous présenter et nous parler de Markeurs et de votre approche en matière de branding innovant?
Camille Poisson, j'ai fondé Markeurs il y a 4 ans. Je dis souvent que j'ai créé Markeurs un peu par hasard... mais il paraît qu'il n'y a pas de hasard. Donc visiblement, je devais monter cette agence d'externalisation du marketing pour aider mes clients à trouver de vraies solutions.
Markeurs, c'est une agence nouvelle génération. On permet aux PME et ETI d'externaliser leur marketing, que ce soit ponctuellement ou sur le long terme, grâce à un pool d'experts dans leur domaine. Pas de locaux, pas de charges lourdes. Nos clients ne paient que l'expertise dont ils ont besoin, au moment où ils en ont besoin.
Maintenant, parlons branding. Parce que oui, tout le monde veut faire du branding. Mais très peu sont capables de le faire correctement. Sincèrement : le branding, ça ne se décide pas, ça s'incarne. Ce n'est pas un exercice de style. C'est le reflet de la personnalité des gens qui constituent l'entreprise.
Le problème que je vois partout ? Les entreprises veulent faire avoir une image très policée ou faire "comme le concurrent". Sauf que le concurrent, a déjà une identité qi lui est propre. Chez Markeurs, on va chercher les éléments différenciants qui font de votre branding une vitrine unique. On creuse pour trouver le message juste, l'image authentique, le ton qui vous correspond vraiment.
L'innovation en branding ? C'est accepter de sortir des sentiers battus. Accepter de ne pas ressembler à tout le monde.
Comment l'innovation dans les stratégies de branding peut-elle aider les entreprises, en particulier les TPE et PME, à se démarquer dans un marché saturé?
On est en 2026 et le marché est saturé. Saturé de contenus, saturé de marques qui se ressemblent toutes, saturé de discours corporate dans tous les sens. Dans ce bazar ambiant, comment une PME peut-elle exister ?
L'innovation en branding, ce n'est pas de faire plus. C'est de faire différemment. C'est de refuser la facilité du "moi aussi". Parce que quand tout le monde dit la même chose, personne n'est écouté.
Pour une TPE ou une PME, le branding innovant, c'est d'abord assumer qui vous êtes vraiment. Pas qui vous voudriez être. Pas ce que vous pensez que le marché attend. Mais ce qui fait que vous, vous existez. Votre ADN. Votre ton. Votre différence.
Dans un marché saturé, la seule stratégie qui fonctionne, c'est l'authenticité. Les clients ne veulent plus de marques sans reliefs, sans aspérités. Ils veulent de l'humain, de la personnalité, du relief. Et ça, ça ne s'achète pas dans une agence classique. Ça se construit avec lucidité.
Chez Markeurs, on accompagne nos clients pour qu'ils arrêtent de copier et qu'ils commencent à incarner. Parce qu'au final, ce qui différencie, ce n'est jamais ce que vous vendez. C'est comment vous le vendez et surtout, pourquoi vous existez.
Selon vous, quelles sont les principales tendances en matière de branding actuellement, et comment Markeurs les intègre-t-elle dans ses services?
Les tendances en branding aujourd'hui ? Je vais vous en donner trois que je vois chez mes clients et qui correspondent à ce qui se passe sur le terrain.
- L'hyper-personnalisation boostée par l'IA
- Le personal branding des dirigeants
- L'identité visuelle flexible
Maintenant, comment on intègre tout ça chez Markeurs ? En restant pragmatique. On ne suit pas les tendances pour suivre les tendances. On les utilise quand elles servent nos clients. Parce qu'au final, la vraie tendance, celle qui ne change jamais, c'est la cohérence et l'authenticité.
Quels défis rencontrez-vous le plus souvent lorsque vous aidez des entreprises à externaliser leur marketing et à adopter des stratégies de branding innovantes?
Le plus gros défi ? La résistance au changement. Et je ne parle pas de résistance externe, je parle de résistance interne. Les clients font appel à nous parce qu'ils veulent innover, mais au fond, ils veulent surtout que leur rebranding fonctionne, comme avec une baguette magique : sans rien changer fondamentalement. C'est humain de penser ainsi. On a tous peur du changement. Nous les accompagnons donc pas à pas dans une nouvelle voie.
Personne n'aime entendre que son idée initiale ne tient pas la route. Personne n'aime qu'on lui dise que son logo actuel ne raconte rien, que son slogan est creux, ou que son discours ne parle à personne. Mais c'est pourtant là qu'on doit aller.
Le problème, c'est que beaucoup d'entreprises confondent branding et décoration. Ils veulent du beau, mais pas forcément de l'efficace. Ils veulent que ça leur plaise, mais pas forcément que ça convertisse. Et là, on rentre dans une zone de tension.
Chez Markeurs, on accompagne cette résistance. On ne force rien. On explique, on montre, on démontre. Mais on ne lâche pas sur l'essentiel : le branding doit servir l'objectif business. Pas l'ego. Pas les préférences personnelles, l'objectif !
Et parfois, ça coince. Parfois, le client n'est pas prêt. Et c'est OK. Je dis souvent dès le début : je ne fais pas le bonheur des gens malgré eux. Si un client n'est pas prêt à accepter la vérité, on ne travaillera pas ensemble. C'est aussi simple que ça.
Pouvez-vous partager une expérience concrète où l'application de stratégies de branding innovantes a significativement amélioré l'image ou la performance d'une entreprise?
Je vais être honnête avec vous : je n'ai pas de cas success story tout beau tout propre à dérouler ici. Pourquoi ? Parce que le branding, ce n'est pas une campagne qu'on lance et qui explose en trois mois. C'est un travail de fond, qui se mesure sur le temps long.
J'ai accompagné un cabinet d'avocats il y a quelques années. Ils voulaient tout changer : leur image, leur positionnement, leur manière de communiquer. On a travaillé ensemble, on a creusé leur ADN, on a défini une stratégie claire. Et puis... le projet n'a pas abouti. Pas parce que le travail n'était pas bon, mais parce qu'en interne, la résistance était trop forte. Ils n'étaient pas prêts à incarner ce changement.
Est-ce que c'est un échec ? Oui et non. Oui, parce que le projet n'a pas été déployé. Non, parce que ça m'a confirmé quelque chose d'essentiel : le branding ne fonctionne que si l'entreprise est prête à l'incarner. Sinon, c'est du vernis.
Aujourd'hui, je préfère travailler avec des clients qui ont moins de moyens mais plus de conviction, qu'avec des clients qui ont un gros budget mais zéro envie d'évoluer. Parce qu'au final, ce qui fait réussir un branding, ce n'est pas le budget. C'est l'engagement.
Selon votre expertise, comment voyez-vous l'évolution du branding dans les cinq prochaines années, et quelle place prendra l'innovation dans cette évolution?
Dans cinq ans, le branding devra se diversifier s'il veut être efficace. Et par diversifier, je veux dire : sortir du modèle unique, du message monolithique, de l'identité figée.
Les audiences se fragmentent. Les canaux se multiplient. Les attentes évoluent. On ne peut plus parler de la même façon à tout le monde, partout, tout le temps. Le branding de demain sera multi-canal, multi-format, multi-ton, tout en restant cohérent.
L'IA va jouer un rôle clé dans cette diversification. Elle permettra de créer des expériences ultra-personnalisées à grande échelle. Mais attention : l'IA ne remplacera jamais la stratégie de marque. Elle l'amplifiera, elle l'optimisera, mais elle ne la créera pas.
Je pense aussi qu'on va assister à une fatigue du "trop lisse" ou du "full-IA". Les marques qui survivront seront celles qui oseront montrer leurs aspérités, leurs imperfections, leur humanité. Parce qu'en 2031, les clients en auront marre des marques parfaites générées par l'IA. Ils voudront de l'humain, du vrai, du brut.
L'innovation en branding ne sera plus technologique. Elle sera culturelle. Ce sera l'innovation de ceux qui oseront être eux-mêmes, malgré la pression de la norme. Et ça, ça prendra du courage.
Quel conseil donneriez-vous aux petites et moyennes entreprises qui hésitent à externaliser leur marketing et à innover dans leurs stratégies de branding?
Arrêtez d'avoir peur. Sérieusement.
Beaucoup de PME ne se lancent pas parce qu'elles pensent que le branding, c'est pour les grandes boîtes avec des gros budgets. C'est faux. Le branding, c'est pour tout le monde. C'est même encore plus vital pour une PME, parce qu'elle n'a pas les moyens de se tromper.
Mon conseil ? Commencez par la vérité. Arrêtez de vouloir être parfait. Arrêtez de copier vos concurrents. Posez-vous les vraies questions : qui êtes-vous vraiment ? Qu'est-ce qui vous rend unique ? Pourquoi vos clients devraient-ils choisir vous plutôt qu'un autre ?
Ensuite, externalisez malin. Vous n'avez pas besoin d'une agence avec des locaux et une armée de consultants. Vous avez besoin d'expertise ciblée, au bon moment. C'est exactement pour ça que Markeurs existe : pour permettre aux PME d'accéder à des experts sans se ruiner.
Et surtout, acceptez d'être dérangé. Si vous externalisez votre marketing et que l'expert vous dit ce que vous avez envie d'entendre, changez d'expert. Vous ne payez pas pour de la validation, vous payez pour de la transformation.
Innover en branding, ce n'est pas compliqué. C'est juste inconfortable. Et c'est précisément cet inconfort qui fait la différence.
Pour en savoir plus : https://www.markeurs.fr/
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